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De 2010 à 2011, je mets les costumes de Bayeux en boîte, puis je pars en Savoie.

Costumes régionaux de Normandie - 2010 à 2011

Très attachée à ma Normandie, et devant la richesse des costumes régionaux, en particulier du Calvados, j'ai réalisé plusieurs tableaux en utilisant les gravures anciennes représentant les femmes de Bayeux en costume traditionnel. Ces gravures de Messieurs LANTE et GATINE ont été rassemblées dans un recueil ancien, intitulé "Cent cinq costumes des départements de la Seine-Inférieure, du Calvados, de la Manche, et de l'Orne, paru en 1827.

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J'en ai sélectionné trois, représentant des femmes ou des jeunes filles des environs de Bayeux. Ces gravures portent les numéros 49 et 50. Ma première inspiration fut de les mettre en valeur dans des supports sous forme de livres cartonnés que l'on pouvait ouvrir et refermer à volonté. Cette présentation a reçu un accueil mitigé dans les différentes expositions où je les ai présentées. Il me faudra donc revenir à une nouvelle mise en valeur, insérées dans des tableaux modernisés. Alez faire un tour dans la rubrique "Lisez la mode sur gravures" en attendant les nouvelles réalisations.

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En 2011, commence une nouvelle aventure en Savoie :

Après des années de recherches sur le passé culturel et les caractéristiques vestimentaires de la Normandie, j'ai l'opportunité de connaître grâce à des amis, la belle province de Savoie, et plus particulièrement la vallée de la Tarentaise. J'y fais de nombreux séjours, tous plus riches de découvertes les uns que les autres, et au détour d'une promenade musicale à Courchevel 1850, il m'est donné l'occasion de franchir le seuil de l'hôtel 4 **** du CHABICHOU. Ce superbe chalet blanc m'accueille chaleureusement et j'ai la chance de pouvoir y exposer ma passion des gravures de modes aux propriétaires. Un projet d'exposition est monté avec Monsieur Nicolas ROCHEDY, qui accueille en ses murs, mes nouveaux tableaux d'oeuvres normandes et savoyardes. Elles marqueront avec les oeuvres de 3 autres artistes la saison d'hiver de décembre 2011 à avril 2012, en hommage au superbe agrandissement de l'hôtel avec le Chabotté et le spa pour ses clients.

Estella GAZIANI, Victor LHUER ou Arnold VAN GENNEP, talentueux artistes m'ont fourni par leurs croquis et récits, une vision très précise de la vie en Maurienne et en Tarentaise jusque vers les année 1900. Je me suis inspirée de leurs travaux pour les reproduire le plus fidèlement possible dans mes créations. Vous les retrouverez dans la rubrique "Expositions". Bon voyage en Tarentaise !

 

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L'évolution et la transformation de l'épi de faîtage dans la tradition normande

 

 

      

 

L'évolution et la transformation de l'épi de faîtage dans la tradition normande

 

 

... Dressé au sommet des toitures, à mi-chemin du ciel et de la terre, l'épi de faîtage est autant un ornement qu'un symbole. Quand même sa fonction a évolué au cours des siècles, il reste l'expression du goût de son propriétaire et manifeste la continuité d'une tradition régionale sans pareille ...

Jusqu'au XVème siècle, l'épi de faîtage en plomb est présent dans toute l'Europe. Il remplit, en temps de paix, la fonction de l'étendard guerrier : signe de ralliement, il va de paire avec la girouette, qui souvent le surmonte. En des siècles où l'image l'emporte sur le texte, où toute iconographie est riche de significations sociales et sacrées, il tend à devenir l'emblème d'une caste, la noblesse, au même titre que les armoiries. 

Dans le courant du XVème siècle, le Pays d'Auge est le théâtre d'un phénomène spécifique : les épis de faîtage, jusqu'alors en plomb, cèdent le pas aux épis en terre cuite vernissée. Ils ont une taille encore modeste et sont d'un verre "bouteille" : on les appelle des étocs. C'est l'étape décisive : un siècle plus tard, on voit apparaître l'épi de faîtage émaillé et polychrome. Ses formes sont plus élancées, sa conception plus originale. Pour la première fois, il témoigne d'un réel souci artistique.

Cette évolution est rendue possible par le développement des manufactures du Pré d'Auge et de Manerbe, qui produisent des céramiques de toute nature. L'influence italienne est patente dans le raffinement des formes et la révolution esthétique qu'elles manifestent. 

Ainsi, l'épi de faîtage devient peu à peu l'ornement obligé des manoirs, des maisons de maître et de toute demeure prospère dans une région : le Pays d'Auge, qui traverse une longue période d'opulence. C'est son âge d'or, qui ne connaîtra de déclin que vers la moitié du XVIIIème siècle.

Les convulsions de l'histoire semblent se jouer des hommes. Après la Première Guerre Mondiale, l'épi de faîtage n'est plus à la mode. On le fabrique encore, on continue de le vendre, mais la production stagne. Pendant des années, malgré plusieurs changements de direction, la Tuilerie Normande du Mesnil de Bavent demeure l'unique dépositaire d'un savoir-faire, qui, de nouveau, paraît voué à la conservation du patrimoine. Il faudra attendre plusieurs décennies, pour que, une fois de plus, la tendance s'inverse.

Désormais séparée de la Tuilerie Normande dont elle est issue, la Poterie du Mesnil de Bavent peut se prévaloir d'un siècle et demi d'éxpérience. Riche de l'histoire qui a forgé son identité, elle entend perpétuer cet héritage et l'ouvrir vers d'autres horizons. La tradition ne saurait se passer de l'innovation.

 

Extraits de la documentation de la POTERIE DU MESNIL DE BAVENT - Route D 513 Caen-Cabourg - 14680 BAVENT (France) 

 

 

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